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Partageons nos cultures ...

Le combat pour la survie du jeu de dames ...

Les damistes ? Une espèce en voie de disparition ?? ... tristounette réallité !! ( D. Hibon)

Les damistes ? Une espèce en voie de disparition ?? ... tristounette réallité !! ( D. Hibon)

Dans une grange à La Chaussée ou une salle du collège d’Aillant-sur-Tholon, les quelques passionnés du jeu de dames font vivre leur passion. En rêvant d’attirer de nouveaux joueurs.

Midi pile. La sonnerie vient juste de retentir. Ils sont une vingtaine d’élèves à se précipiter au premier étage du collège La croix de l’Orme à Aillant-sur-Tholon. Dans la salle, Véronique Sapin les attend, la porte ouverte à tous. « On n’oublie pas de s’inscrire sur le cahier avant de sortir les damiers ! »

Lola, en sixième, a même créé un jeu à partir du damier

De la sixième à la troisième, débutants ou confirmés, tous se lancent dans un combat stratégique où les neurones carburent à plein tubes.

Cela fait sept ans maintenant que Véronique Sapin, présidente du Damier Club de Sens, vient dispenser une animation hebdomadaire.

Lola, qui a débuté les dames en entrant en sixième, n’a besoin que d’une dizaine de minutes pour mettre une raclée à un journaliste débutant : « J’ai même créé un jeu différent à partir du damier ! On a inventé des règles et maintenant on le fait tester par les autres élèves. »

Cette ambiance, on la retrouve le vendredi, dans une grange de La Chaussée, hameau de Butteaux. C’est là que se réunit le club de Chéu, qui compte ce soir-là une dizaine d’amateurs. Sous la houlette d’Alain Baudoin, président du club mais aussi de la Ligue Champagne-Bourgogne, les parties s’enchaînent rapidement.

Une trentaine de licenciés

« Il faut que tu essaies de jouer plus groupé pour ne pas trop te livrer ». « N’hésite pas à prendre plus ton temps, on n’est pas pressés… » Chacun glisse un petit conseil à son partenaire, les parties sont rejouées puis décryptées pour progresser…

Mais l’activité peine aujourd’hui à se développer. L’Yonne compte à l’heure actuelle une trentaine de licenciés pour trois clubs appartenant à la fédération.

« On souffre de la comparaison avec les échecs, explique Véronique Sapin. Mais avec la prise obligatoire et majoritaire et la fin du souffler n’est pas jouer, le jeu est tout aussi intéressant ! »

Alors pour le moment, les aficionados des dames ne se retrouvent qu’en petit comité, dans des petits clubs presque dissimulés. Avec l’idée, dans un coin de la tête, d’un jour conquérir le public.

À vous de jouer ! Tentez de résoudre ces deux problèmes.

Antoine Compigne

reporters.yr@centrefrance.com

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